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Le second (et dernier) roman de Cohen reste, trente ans plus tard, l'une des
plus radicales et extraordinaires fictions jamais publié au Canada.
Visionnaire et obscène, profond et ridicule, beau et hilarant, c'est
l'addition la plus complète et troublante des premiers thèmes et obsessions
de Cohen. Histoire, sexe, politique, religion et poésie se mêlent dans une
danse complexe de rapports de pouvoirs dans lesquels rien ne sauraitt être
considéré comme évident à part la beauté supérieure de la perte.
C'est un livre dans lequel les lecteurs aussi peuvent facilement se
perdre -et peut-être que Cohen lui-même a fait ainsi. Il n'a certainement
jamais été tenté de retourner à quoi que ce soit de similaire même avec
la proportion du recul.
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